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Page:Saint-Pol-Roux - Anciennetés, 1903.djvu/51

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Qui, dans la suite, apprivoisa le désert fauve
Où la manne neigeait sur les scorpions roux
Et les ruisseaux — tels des cheveux, d’un crâne chauve —
Jaillissaient joliment des stériles cailloux.

C’est Lui qui nous guida vers la Terre Promise,
Refusant au Jourdain le fruit de notre orteil,
Et la servit, ainsi qu’une ample friandise,
A Josué le dextre oiseleur du soleil.

Ici l’arbre jamais ne leurre les corbeilles,
Les ruches on dirait de vivants coffres d’or,
Les vignes ont du vin plein leurs pendants d’oreilles,
Et les montagnes sont enceintes d’un trésor.