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Sophie.

Ma belle-mère m’a fouettée parce qu’elle a cru que j’avais bu son vin, et ce n’est pas moi pourtant.

La mère Louchet changea de visage ; elle prit un air indigné :

« Serait-il possible, s’écria-t-elle, pauvre petite mam’selle, que ma Palmyre ait fait ce mauvais coup et que vous ayez souffert pour elle ? Ah ! mais… elle ne l’emportera pas en paradis, bien sûr… Palmyre, viens donc un peu que je te parle. »

Palmyre, dans la chambre à côté.

Je ne peux pas, maman ; mon pied me fait trop mal.

Mère Louchet.

Eh bien ! je vais aller près de toi, et mam’selle Sophie aussi.

Toutes deux entrent chez Palmyre, qui est étendue sur son lit, le pied nu et enflé.

Mère Louchet.

Dis donc, la Malice, où t’es-tu foulé la jambe comme ça ? »

Palmyre rougit et ne répond pas.

Mère Louchet.

Je te vas dire, moi : t’es entrée dans le cabinet de madame pour les herbes du bain ; t’as vu la bouteille, t’as voulu goûter, t’as répandu sur ta robe tout en goûtant, t’as voulu descendre par la fenêtre, t’as tombé et t’as pas osé me le dire,