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Page:Ségur - Aprés la pluie, le beau temps.djvu/307

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Segur - Apres la pluie, le beau temps p307.jpg

XXIX

COLÈRE DE MM. DORMÈRE PÈRE ET FILS


Quand Geneviève rentra chez elle, elle voulut brûler la lettre de Georges, de peur qu’elle ne tombât entre les mains de son oncle ou de quelque personne malveillante. Elle la chercha, mais elle ne la trouva pas. Après avoir cherché partout, elle eut la pensée que Mlle Primerose l’avait peut-être aperçue et emportée ; elle entra chez sa cousine, qui n’y était pas. Pélagie lui dit qu’elle était sortie depuis longtemps pour aller donner des nouvelles de Geneviève aux Saint-Aimar, qui en étaient toujours fort occupés, et qui étaient venus tous les jours pour savoir comment elle allait.

Ce n’était donc pas Mlle Primerose qui avait commis l’indiscrétion dont elle était du reste fort capable, ayant conservé l’habitude de lire les lettres que recevait son élève.

Geneviève eut alors la pensée que Georges lui-même