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interprétations

de le voir, noms entrerons dans le porche de la Madone — seulement, si vous venez, bonne protestante ma lectrice, venez civilement ; et veuillez vous souvenir — si vous avez dans l’histoire connue, matière à souvenirs — si vous ne pouvez pas vous souvenir, recevez du moins l’assurance solennelle : — que le culte de la Madone, ni le culte d’aucune Dame, morte ou vivante, n’a jamais nui à une créature humaine — mais que la culte de l’argent, le culte de la perruque, du chapeau tricorne et à plumes, le culte, des plats, le culte du pichet et le culte de la pipe, ont fait, et font beaucoup de mal et que tous offensent des millions de fois plus le Dieu du Ciel de la Terre et des Étoiles, que toutes les plus absurdes et les plus charmantes erreurs, commises par les générations de Ses simples enfants, sur ce que la Vierge-mère pourrait, ou voudrait, ou ferait, ou éprouverait pour eux.

49. Et ensuite, veuillez observer ce simple fait historique sur les trois sortes de Madones.

Il y a d’abord la Madone douloureuse — le type byzantin, et de Cimabue. Il est le plus noble de tous, et le plus ancien qui ait eu une influence, populaire reconnaissable[1].

2º La Madone Reine qui est essentiellement la Madone franque et normande, couronnée, calme, pleine de puissance et de douceur. C’est celle qui est représentée dans le porche.

3º La Madone Nourrice qui est la Raphaëlesque[2] et généralement plus récente et de décadence, on en

  1. Voyez la description de la Madone de Murano dans le second volume de Stones of Venice. — (Note de l’auteur.)
  2. Sur la manière « dont Raphaël pense à la Madone » et sur la Vierge couronnée de Pérugin « tombant au rang d’une simple