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32. Le peu de confiance que doivent nous inspirer les éditions modernes dans lesquelles nous le lisons peut se démontrer en comparant les deux passages dans lesquels Milman a exposé d’une façon entièrement différente les principes dirigeants de sa conduite politique. « Jérôme commence (!) et finit sa carrière en moine de Palestine ; il n’arriva, il n’aspira à aucune dignité dans l’Église. Bien qu’ordonné prêtre contre son gré, il échappa à la dignité épiscopale qui fut imposée aux prêtres les plus distingués de son temps. » (Histoire du Christianisme, liv. III).

« Jérôme chérissait en secret l’espérance si même ce n’était pas l’objet avoué de son ambition, de succéder à Damas comme évêque de Rome. Le refus qui fut opposé à l’aspirant si singulièrement impropre à cette situation par ses passions violentes, sa façon insolente de traiter ses adversaires, son manque absolu d’empire sur soi-même, sa faculté presque sans rivale d’éveiller la haine, doit-il être attribué à la sagesse instinctive et avisée de Rome ? (Histoire du Christianisme latin, liv. I, chap. ii.)

33. Vous pouvez observer comme un caractère très fréquent de la « sagesse avisée » de l’esprit protestant clérical, qu’il suppose instinctivement que le désir du pouvoir et d’une situation n’est pas seulement universel dans le clergé, mais est toujours purement égoïste dans ses motifs. L’idée qu’il soit possible de rechercher l’influence pour l’usage bienfaisant qu’on peut en faire ne se présente pas une fois dans les pages d’un seul historien ecclésiastique d’époque récente. Dans nos études des temps passés nous mettrons tranquillement hors de cause, avec la permission des lecteurs, tous les récits des « espérances chéries en secret » et nous donnerons