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(c’est-à-dire « woodish », je suppose ?) — descriptif de rochers et de forêts à moitié poussées ; en même temps qu’un respect salutaire pour les bases profondes que Scott donne instinctivement aux noms propres dans son œuvre.

Mais ne perdons pas de vue notre but. Le plus pressé est de revenir sérieusement maintenant à nos cartes, et de situer les choses dans un espace déterminé par des limites linéaires.

Toutes les cartes de Germanie que j’ai personnellement l’avantage de posséder, deviennent extrêmement confuses juste au nord de Francfort, et ressemblent alors à un vitrail peint qui aurait été brisé en mille morceaux par la rancune puritaine, et restauré par d’ingénieux gardiens d’église qui auraient remis chaque morceau à l’envers, cette curieuse vitrerie se proposant de représenter les soixante, soixante-dix, quatre-vingts ou quatre-vingt-dix duchés, marquisats, comtés, baronnies, électorats, etc., héréditaires, en lesquels s’est craquelée et morcelée l’Allemania, sous cette latitude.

Mais sous les couleurs bigarrées et à travers les alphabets interpolés et surchargés de dignités tronquées auxquelles s’ajoutent les trois réseaux des chemins de fer mis sur le tout, réseaux non pas unis, mais hérissés de jambes comme des myriapodes, un dur travail d’une journée avec une bonne loupe vous met en état de découvrir approximativement le cours du Weser, et les noms de certaines villes voisines de ses sources, lesquels méritent d’être retenus.

20. Au cas où vous n’avez pas à disposer d’un après midi, ni votre vue à user, vous devrez vous contenter de ceci, qui est forcément un simple abrégé : à savoir