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« On croit que des hommes dévoyés, déclassés, décavés, fruits secs, etc., et qui n’ont étudié que « le domino à quatre » et le « bezigue en quinze cents » se réveillent un matin, après un sommeil alourdi par le tabac et la bière, possédant la science de la politique, et l’art de la guerre, et aptes à être dictateurs, généraux, ministres, préfets, sous-préfets, etc.

« Et les soi-disant conservateurs eux-mêmes croient que la France peut se relever et vivre tant qu’on n’aura pas fait justice de ce prétendu suffrage universel qui est le contraire du suffrage universel.

« Les croyances ont subi le sort de ce serpent de la fable, coupé, haché par morceaux, dont chaque tronçon devenait un serpent.

« Les croyances se sont changées en monnaie, en billon des crédulités.

« Et pour finir la liste bien incomplète des croyances et des crédulités, vous croyez, vous, qu’on ne croit à rien ! »