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d’un citoyen obscur, on se contente d’une homélie improvisée pour la dixième fois par n’importe quel député intransigeant — et le Miserere est remplacé par les cris, de « Vive la République » poussés dans le cimetière.

« On n’entre plus dans les églises, mais on fréquente les brasseries et les cabarets, on y officie, on y célèbre les mystères, on y chante les louanges d’une prétendue république sacro-sainte, une, indivisible, démocratique, sociale, athénienne, intransigeante, despotique, invisible quoique étant partout. On y communie sous différentes espèces ; le matin (matines) on « tue le ver » avec le vin blanc ; — il y a plus tard les vêpres de l’absinthe, auxquelles on se ferait un crime de manquer d’assiduité. On ne croit plus en Dieu, mais on croit pieusement en M. Gambetta, en MM. Marcou, Naquet, Barodet, Tartempion, etc., et en toute une kyrielle de saints et de dii minores, tels que Goutte-Noire, Polosse Bariasse et Silibat, le héros lyonnais.

« On croit à l’« immuabilité » de M. Thiers, qui a dit avec aplomb : « Je ne change jamais », et qui aujourd’hui est à la fois le protecteur et le protégé de ceux qu’il a passé une partie de sa vie à fusiller et qu’il fusillait encore hier.

« On croit au républicanisme immaculé de l’avocat de Cahors, qui a jeté par-dessus bord tous les principes républicains, — qui est à la fois de son côté le protecteur et le protégé de M. Thiers qui, hier, l’appelait « fou furieux », déportait et fusillait ses amis.

« Tous deux, il est vrai, en même temps protecteurs hypocrites, et protégés dupés.

« On ne croit plus aux miracles anciens, mais on croit à des miracles nouveaux.