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que Ruskin a écrits à la fin de sa vie. De plus, dans cette période de sa vie, Ruskin a perdu tout respect de la syntaxe et tout souci de la clarté, plus que le lecteur ne consentira souvent à le croire. Il accusera alors très injustement les fautes du traducteur.

Pour les mêmes raisons, j’ai donné tous les appendices, sauf l’Index alphabétique, et la liste des photographies de la cathédrale par M. Kaltenbacher, photographies qu’on pouvait autrefois acheter avec la Bible d’Amiens. Enfin, l’édition anglaise est ornée de quatre gravures qui ne sont pas reproduites ici, la Madone de Cimabue, Amiens le jour des Trépassés (je décris cette gravure plus loin, pages 66 et 67), le Porche nord avant sa restauration. On comprend que des photographies de la Cathédrale se vendant avec le livre, Ruskin ait choisi pour ses gravures des sujets ne se rapportant que par une sorte d’allusion aux descriptions qu’il donne de la cathédrale et ne faisant pas double emploi avec les photographies. Mais ceux qui ont l’habitude des livres de Ruskin verront plus volontiers dans le choix un peu singulier des sujets de ces gravures un effet de cette disposition originale, on peut presque dire humoristique, de son esprit — qui lui faisait en quelque sorte manquer toujours au programme indiqué, mettre en regard de la description du Baptême du Christ par Giotto, une gravure représentant le Baptême du Christ non par Giotto, mais tel qu’on le voit dans un vieux psautier, ou bien, dans une étude sur l’église Saint-Marc, ne décrire aucune des parties importantes de Saint-Marc et consacrer de nombreuses pages à la description d’un bas-relief qu’on ne remarque jamais, qu’on distingue difficilement, et qui est d’ailleurs sans intérêt ; mais ce sont là des défauts de l’esprit de