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Car la vraie connaissance est des vertus seulement ; celle des poisons et des vices, c’est Hécate qui l’enseigne, non Athèné. Et de toute sagesse, celle du politique principalement doit consister dans cette divine prudence ; il n’est pas en effet toujours nécessaire aux hommes de connaître les vertus de leurs amis ou de leurs maîtres, puisque l’ami les manifestera, et le maître les appliquera. Mais malheur à la nation trop cruelle pour chérir la vertu de ses sujets et trop lâche pour reconnaître celle de ses ennemis !