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la sûreté de la Reine et l’honneur de la nation. De ce livre : Au loin : Nouveaux récits de voyage, différents passages seront donnés plus loin dans mes notes terminales. Aussi je me contenterai, comme fin à ma Préface, de citer les paroles mémorables que le colonel Butler lui-même cite, et qui furent prononcées au Parlement anglais par son dernier leader Conservateur, un officier anglais qui avait aussi servi avec honneur et succès[1].

3, Le duc de Wellington dit : « Vos Seigneuries savent déjà que des contingents que notre gracieuse Souveraine m’a fait l’honneur de confier à mon commandement à différentes périodes de la guerre — guerre entreprise dans le but exprès de sauvegarder les florissantes institutions et l’indépendance du pays — la moitié au moins étaient catholiques romains. My Lords, quand j’appelle vos souvenirs sur ce fait, je suis sûr que tout autre éloge est inutile. Vos Seigneuries savent bien pendant quelle longue période et dans quelles circonstances difficiles ils maintinrent l’Empire flottant au-dessus du déluge qui engloutit les trônes et détruisit les institutions de tous les autres peuples, — comment ils gardèrent vivante l’unique étincelle de liberté qui n’ait pas été éteinte en Europe.

« My Lords, c’est surtout aux catholiques irlandais que nous devons tous notre fière supériorité dans la carrière des armes, et que je suis personnellement redevable des lauriers dont il vous a plu couronner mon front.

  1. Cf., dans Unto this last, pour désigner le roi Salomon, « un marchand juif, ayant de gros intérêts dans le commerce avec la côte d’Or et passant pour avoir fait une des fortunes les plus considérables de son temps, réputé aussi pour sa grande sagesse pratique ». (Unto this last, III, § 42.) — (Note du Traducteur.)