Page:Routhier - Les échos, 1882.djvu/158

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

170
échos domestiques


Jean-Charles.


Et moi… regarde un peu… un fusil, une épée !
Ah ! comme je vais faire un beau petit soldat !
Je veux être zouave et courir au combat,
Contre ses ennemis défendre le Saint-Père !
Papa me l’avait dit : lorsque tu seras grand
Tu pourras t’enroler sous la sainte bannière.
Je suis grand maintenant.


Angéline.


Je suis grand maintenantAllons mon vétéran,
Calme un peu tes transports ; pour entrer dans l’armée
Il faut avoir atteint la taille des papas.
Mais dis-moi donc enfin quelle main bien-aimée
Nous a fait ces présents ?


Jean-Charles.


Nous a fait ces présentsAh ! tu ne sais donc pas ?
Notre bonne m’a dit qu’une fée attentive
Pendant notre sommeil viendrait nous visiter,
Et que si nous avions su les bien mériter
Les présents tomberaient de sa main fugitive.