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LES DERNIERS COUPS D’AVIRONS

branche en poussant des cris plaintifs ou joyeux, un ruisseau qui gazouille sous un pont, un voyageur que l’on rencontre, une déchirure dans le rideau de feuillage qui nous découvre un vaste horizon ou une pièce d’eau, un champ de moisson qui s’épanouit au soleil, tout nous arrête, attire nos regards et sert de thème à la méditation ou à la causerie.

Oh ! la charmante promenade que nous avons faite ce jour-là ! Et quel infatigable et intéressant causeur peut être un professeur d’économie politique !

En arrivant au pied du rapide la route gravit une montagne, et quand nous parvenons au sommet, un magnifique panorama se déroule sur nos yeux.

À quelques centaines de pieds plus bas, le Saguenay élargissant ses bords, et ra-