Page:Roussel - Nouvelles impressions d'Afrique - Lemerre, 2e éd, 1932.djvu/153

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

Quand le mercure gèle et fait place à l’alcool ;
— Que rien n’est, du pays, semblable à la bottine,
Où l’abeille en tout temps, d’après Mignon, butine ;
— Qu’un poltron recevrait sans secousse un cartel
Pourvu que de nul autre il ne vînt que de Tell ;
— Que le feu fît aux rois plus bas courber l’échine
Qu’en stratège émérite alluma Rostopchine ;
— Qu’un libéré bouchon, mieux qu’un bas, lorsqu’il part
Traverserait un haut plafond de part en part ;
— Que, des astres, plus ronde est la lune et plus crue
Sa clarté, plus la somme, autour d’elle, est accrue ;
— Qu’en l’art nul n’égala Napoléon Ier
D’éviter de manger son pain blanc le premier ;
— Qu’à nu mis les travers de la femme savante
Jamais n’ont de Molière égayé la servante ;
— Qu’unanime un refus s’oppose à qui, poli,
Demande aux gens licence avant d’ouvrir un pli ;
— Que si le spécimen noir rare est chez la perle
Plus que le blanc, de même il en va chez le merle ;
— Que lorsqu’on l’a servi bien le joueur de Nain
Jaune adore finir sans avoir eu la main ;
— Que c’est lors d’un de ses étés qu’ému d’une aune
De son manteau l’humain saint Martin fit l’aumône ;