Page:Rousseau - La Monongahéla, 1890.djvu/106

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
108
La Monongahéla

Aussi réjouis-toi nonobstant d’appartenir à la seule carrière qui soit digne d’un chrétien en personne naturelle !


XI

Découvreurs et Découverts.


« C’est bien à juste titre, dit Ferland,[1] que le siècle qui a suivi la fondation de Québec a été désigné comme le temps héroïque de la Nouvelle-France. Cette période, en effet, présente des traits nombreux du dévouement religieux, de courage, de foi, de persévérance. Le même esprit animait les simples laïcs, et les religieux, des femmes faibles aussi bien que les soldats et les hardis explorateurs qui s’aventuraient au milieu des tribus sauvages.

« Que de nobles natures se sont développées parmi les Français du Canada, dans la lutte entre la civilisation chrétienne et le naturalisme sauvage des aborigènes ! Comment ne pas admirer ces jeunes gens, doués des plus beaux dons du cœur et de l’esprit, habiles à la chasse, adroits à conduire le léger canot d’écorce dans les passages les plus difficiles, devançant à la course les plus agiles coureurs de la race rouge, infatigables dans les longues marches au milieu

  1. Cours d’Histoire du Canada.