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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t7.djvu/587

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terres en eſt une auſſi. Les Chardons[1] ſont des fleuronnées ; j’ai déjà dit que la Scorſonere & le Piſſenlit ſont des demi-fleuronnées. Toutes ces fleurs ſont aſſez groſſes pour pouvoir être diſſéquées & étudiées à l’œil nud ſans le fatiguer beaucoup.

Je ne vous en dirai pas davantage aujourd’hui ſur la famille ou claſſe des compoſées. Je tremble déjà d’avoir trop abuſé de votre patience par des détails que j’aurois rendus plus clairs ſi j’avois ſu les rendre plus courts ; mais il m’eſt impoſſible de ſauver la difficulté qui naît de la petiteſſe des objets. Bonjour, chere Couſine.

LETTRE VII.

Sur les Arbres Fruitiers.

J’Attendois de vos nouvelles, chere Couſine, ſans impatience, parce que M. T. que j’avois vu depuis la réception de votre précédente Lettre m’avoit dit avoir laiſſé votre maman & toute votre famille en bonne ſanté. Je me réjouis d’en avoir la confirmation par vous-même, ainſi que des bonnes & fraîches nouvelles que vous me donnez de ma tante Gonceru. Son ſouvenir & ſa bénédiction ont épanoui de joie un cœur à qui depuis long-tems on ne ſuit plus gueres éprouver

  1. Il faut prendre garde de n’y pas mêler le Chardons-à-foulon ou des bonnetiers qui n’eſt pas un vrai Chardon.