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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t6.djvu/373

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ne fera pas. Les expédiens que j’indique simplement comme possibles & faciles, comme tirés de votre constitution, n’étant plus conformes aux nouveaux Edits, ne peuvent passer que du consentement des Conseils, & mon avis n’est assurément pas qu’on les leur propose : mais adoptant un moment la supposition de l’Auteur des Lettres, je résous des objections frivoles ; je fais voir qu’il cherche dans la nature des choses des obstacles qui n’y sont point, qu’ils ne sont tous que dans la mauvaise volonté du Conseil ; & qu’il y avoit, s’il l’eût voulu, cent moyens de lever ces prétendus obstacles sans altérer la constitution, sans troubler l’ordre, & sans jamais exposer le repos publie.

Mais pour rentrer dans la question, tenons-nous exactement au dernier Edit, & vous n’y verrez pas une seule difficulté réelle contre l’effet nécessaire du droit de Représentation.

1. Celle d’abord de fixer le nombre des Représentans, est vaine par l’Edit même, qui ne fait aucune distinction du nombre, & ne donne pas moins de force à la Représentation d’un seul qu’à celle de cent.

2. Celle de donner à des particuliers le droit de faire assembler le Conseil général est vaine encore ; puisque ce droit, dangereux ou non, ne résulte pas de l’effet nécessaire des Représentations. Comme il y a tous les ans deux Conseils généraux pour les élections, il n’en faut point pour cet effet assembler d’extraordinaire. Il suffit que la Représentation, après avoir été examinée dans les Conseils, soit portée au plus prochain Conseil général, quand elle est de nature à