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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t6.djvu/118

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je ne vois que M. le chevalier de Causans qui puisse vous tirer d’affaire.*

[*C’est un Militaire entêté d’une prétendue découverte de la quadrature du cercle qu’il croit avoir faite.]


Je sais bien que vous avez encore la ressource de Saint Augustin, mais c’est la même. Après avoir entassé sur la Trinité force discours inintelligibles, il convient qu’ils n’ont aucun sens ; mais, dit naïvement ce Pere de L’Eglise, on s’exprime ainsi, non pour dire quelque chose, mais pour ne pas rester muet. *

[*Dictum est tamen tres persone, non ut aliquid dicertur, sed ne taceretur. Aug. de Trinit. L.V. c. 9.]


Tout bien considéré, je crois, Monseigneur, que le parti le plus sûr que vous ayez à prendre sur cet article & sur beaucoup d’autres, est celui que vous avez pris avec M. de Montazet, & par la même raison. *

[*M. de Montazet, Archevêquede Lyon, écrivit il y a deux ou trois ans à M. L’Archeveque de Paris, sur une dispute de Hiérarchie, une lettre imprimée belle & sorte de raisonnement, laquelle est restée sans résponse.]


La mauvaise foi de l’Auteur d’Emile n’est pas moins révoltante dans le langage qu’il fait tenir à un Catholique prétendu.*

[*Mandement, XXI.] "Nos Catholiques, " lui fait-il dire, "font grand bruit de l’autorité de l’Eglise : mais que gagnent-ils à cela, s’il leur faut un aussi grand appareil de preuves pour cette autorité qu’aux autres sectes pour établir directement leur doctrine ? L’Eglise décide que l’Eglise a droit de décider. Ne voilà-t-il pas une autorité bien prouvée ? " Qui ne croiroit, M.T.C.F. à entendre cet imposteur, que l’autorité de l’Eglise n’est prouvée que par