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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t16.djvu/346

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voir : mais je continuai de lui envoyer mes ouvrages : il me fit faire souvent des complimens, & l’ayant un jour rencontré au chauffoir de la comédie, il me fit, sur ce que je n’allois plus le voir, des reproches obligeants, qui ne m’y ramenèrent pas. Ainsi cette affaire avoit plus l’air d’une bouderie que d’une rupture. Toutefois ne l’ayant pas revu, & n’ayant plus oui parler de lui depuis lors, il eût été trop tard pour y retourner au bout d’une interruption de plusieurs années. Voilà pourquoi M. de J

[onvill] e n’entre point ici dans ma liste, quoique j’eusse assez long-tems fréquenté sa maison.

Je n’enflerai point la même liste de beaucoup d’autres connoissances moins familières, ou qui par mon absence, avoient cessé de l’être, & que je ne laissai pas de voir quelquefois en campagne, tant chez moi qu’à mon voisinage, telles, par exemple, que les abbés de Condillac, de Mably, MM. de Mairan, de Lalive, de Boisgelou, Watelet, Ancelet, & d’autres qu’il seroit trop long de nommer. Je passerai légèrement aussi sur celle de M. de Margency, gentilhomme ordinaire du roi, ancien membre de la coterie H[...]e qu’il avoit quittée ainsi que moi, & ancien ami de Mde. D’

[Epina] y, dont il s’étoit détaché ainsi que moi ; ni sur celle de son ami Desmahis, auteur célèbre, mais éphémère, de la comédie de l’Impertinent. Le premier étoit mon voisin de campagne, sa terre de Margency étant près de Montmorenci. Nous étions d’anciennes connaissances ; mais le voisinage & une certaine conformité d’expériences nous rapprochèrent davantage. Le second mourut peu après. Il avoit