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Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t16.djvu/330

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de m’envoyer ; je le lis avec le plus grand plaisir. C’est le sentiment que j’ai toujours éprouvé à la lecture de tous les ouvrages qui sont sortis de votre plume. Recevez-en tous mes remerciements. J’aurois été vous les faire moi-même, si mes affaires m’eussent permis de demeurer quelque tems dans votre voisinage ; mais j’ai bien peu habité la C[...]e cette année. M. & Mde. D[...]n viennent m’y demander à dîner dimanche prochain. Je compte que MM. de St. L[...]t, de F

[rancuei] l & Mde. d’H[...]seront de la partie ; vous me feriez un vrai plaisir, monsieur, si vous vouliez être des nôtres. Toutes les personnes que j’aurai chez moi vous désirent, & seront charmées de partager avec moi le plaisir de passer avec vous une partie de la journée. J’ai l’honneur d’être avec la plus parfaite considération, &c."

Cette lettre me donna d’horribles battemens de cœur. Après avoir fait, depuis un an, la nouvelle de Paris, l’idée de m’aller donner en spectacle vis-à-vis de Mde. d’H[...]me faisoit trembler, & j’avois peine à trouver assez de courage pour soutenir cette épreuve. Cependant, puisqu’elle & St. L[...]t le vouloient bien, puisque D’

[Epina] y parloit au nom de tous les conviés, & qu’il n’en nommoit aucun que je ne fusse bien aise de voir, je ne crus point, après tout, me compromettre en acceptant un dîner où j’étois en quelque sorte invité par tout le monde. Je promis donc. Le dimanche il fit mauvais : M. D’

[Epina] y m’envoya son carrosse, & j’allai.

Mon arrivée fit sensation. Je n’ai jamais reçu d’accueil