Page:Rouleau - Légendes canadiennes tome I, 1930.djvu/53

Cette page a été validée par deux contributeurs.


« Je fis le serment exigé, et j’ai tenu ma promesse. »

En terminant son histoire, le chasseur me demanda d’un ton où perçait l’ironie :

« Maintenant, croyez-vous que j’aie dit la vérité ?

— Oh ! très certainement. Nous nous fions à votre parole. »

Et intérieurement, nous nous disions ;

« Ce chasseur n’a qu’un défaut : celui d’être un franc menteur. »