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IX

La nuit d’angoisse


Avant même que les derniers rayons se fussent éteints sur le val, Sabine fut installée au fond d’une cabane. Moi, je portai ma couchette en travers de la porte et, dehors, sous de l’osier tressé, l’enfant s’abrita. En regardant par les interstices de la porte, je connus que d’autres hommes du village faisaient aussi le guet et je m’endormis avec confiance.

Je pense que notre sommeil durait depuis environ cinq heures lorsqu’un grand tumulte m’éveilla. Outre le tranquille ruisseau de clarté lunaire, un brasier rougeoyait au-dehors. J’ouvris prudemment la porte. Autour du brasier se tenaient une vingtaine de vieillards, et, parmi eux, des