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Dans la rue Saint-André-des-Arts, au fond d’une cour poreuse, un escalier en hélice les conduisit près des toits.

Gabrielle, tenant Georges par la main, l’introduisit dans une chambrette oblongue. Bientôt, la lueur flageolante d’une bougie montra le plafond surbaissé, une armoire à glace, trois chaises, une table, un lit en noyer et des gravures clouées à la muraille.

— N’est-ce pas ? fit Gabrielle.

Elle marquait ainsi un obscur orgueil, car elle se souvenait du temps où le lit était en fer, la table branlante et la glorieuse armoire à glace un mythe.

— C’est gentil ici ! répondit Georges.

— Ça ne doit rien à personne !… Et c’est pas venu tout seul.

Il devina le long effort, la forte patience de son hôtesse et il fit ce rêve de bonheur