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de Marie ou de Rose. Il savait que Rose habitait maintenant dans le Var, mais il ignorait tout de l’existence de Marie. Il n’en poursuivait pas moins ses recherches. Elles consistaient à se promener dans la rue Gay-Lussac, ou à rôder autour des théâtres où l’on chante et des music-halls.

Un jour, pourtant, indigné de ses temporisations et de sa couardise, il s’exhorta à prendre une résolution inflexible. Dès son lever, il répéta :

— Je jure que j’en aborderai une.

Il répéta son serment avec une telle véhémence qu’il ne douta point qu’il le tiendrait et il consomma son café au lait avec stoïcisme. Tant que l’heure ne fut pas précisée, il sentit une sorte d’élargissement du destin, alléché par l’espoir d’un succès qui le sortirait de sa déchéance. À mesure que le