Page:Rosny aîné - Le Cœur tendre et cruel, 1924.djvu/144

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Cette réponse ravit Émile. Il serra tendrement la main de son ami :

— Tu montes un moment ?

— Je veux bien ! répondit Georges dont les mains tremblèrent.

Émile l’emmena dans une chambre minuscule, qui était la sienne, et qu’il dénommait la Cahute. Un lit de cuivre en mangeait la moitié. Sur une table grande comme un guéridon, traînassaient quelques livres, un encrier et du papier à écrire ; un violon se cachait dans son cercueil noir : au mur, deux cartes Taride — la France et l’Europe — des photographies, quelques tableautins, quelques gravures.

— Le communiqué est acceptable ! dit Émile en tirant l’Intransigeant de sa poche. Ça durera jusqu’à l’hiver… Puis, il y aura des épidémies…