Page:Rosny aîné - Le Cœur tendre et cruel, 1924.djvu/14

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


L’Aigle ! Georges le fut avec une telle volupté qu’il en suffoquait. En échange de ce mot royal, il répondit :

— Vous traversez la crise définitive. Quand vous reviendrez de la mer, vous serez à la veille d’arriver !

Il le pensait presque. En tout cas, il ne mentait point. Et de le dire, il le voulait, ivre de gratitude.

— Non, protesta Charles, avec bonhomie, pas encore tout à fait à la veille. Mais je sens que j’aurai fait un grand pas… Et maintenant, parlons de choses pratiques. Il est inutile de vous dire que je pars absolument seul. Marie m’intoxique autant que les autres, quelquefois plus. Donc Marie reste à Paris. Je suis sûr d’elle. J’en suis sûr, non à cause de moi, mais à cause d’elle. Elle me trompera peut-être un jour ;