Page:Rosny aîné - Le Cœur tendre et cruel, 1924.djvu/136

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Printemps. Elle regarda Georges sans aucunement soupçonner qu’il était devenu l’ennemi de sa race.

— Je ne sais pas du tout quand Émile rentrera, répondit-elle, en échangeant un sourire et quelques paroles avec le triste Georges qui finit par repêcher une formule :

— J’espère être plus heureux une autre fois.

Lorsqu’il se retira, Rose fit quelques pas dans le corridor.

— N’oubliez pas la lettre ! chuchota-t-elle.

Il revit, sur le visage blanc, la langueur ardente et terrible.


Georges se heurtait à un instinct irréductible. Cet instinct lui affirmait qu’il n’avait cédé à aucune considération morale et que sa retenue ne servait à rien : Rose s’offrirait