Page:Rosny aîné - Le Cœur tendre et cruel, 1924.djvu/114

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


devais travailler en brut, en vrac… Je me vante de l’avoir fait !

Il marchait, il agitait ses petites mains velues, ainsi qu’il devait le faire jusqu’à son dernier jour.

« Est-ce qu’elle n’a vraiment pas fait de résistance ? » songeait Georges.

Il vit une lutte, Marie se dérobait ou même fuyait à travers la chambre : Charles la saisissait et l’étreignait ; peu à peu, elle cédait, conquise : c’était aussi hideux que si elle avait cédé tout de suite. Il fallait toujours en revenir au mélange de leurs lèvres et de leurs chairs ; le reste n’était que l’ombre d’une ombre… Une Stupeur saisissait Georges ; les rêves noirs coulaient, avec toutes ces résurrections de souvenirs qui s’entrechoquent, s’élèvent, retentissent comme les flots d’équinoxe. Ah ! Marie, hier