Page:Rosny aîné - Le Cœur tendre et cruel, 1924.djvu/107

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



VI


C’était le lendemain. Georges devait retrouver Marie chez elle, à quatre heures de l’après-midi. Depuis longtemps, il rôdait au Luxembourg ; le jardin semblait rétréci et presque fantastique ; les arbres et les êtres étaient de pures représentations, des formes qui semblaient surgir de ce moi nébuleux, dont les idéalistes purs font notre univers. Il semblait qu’un acte de volonté les chasserait ou qu’un désir leur ferait subir les plus étranges métamorphoses. Combien la clairière où Georges avait tenu Marie contre son