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LES A M O V R $ , Q '

M V R E T.

_£« and le Soleil.) Il veut reprefenter les difcours qu’il fait la nuit.pcfant a fa dame. Pour ce faire auec plus de grace.il fait comme dcus capitaines, Amour & Raifon. jté campd’Amour eftarmédestenebresdelanuit,& du fonge.Raifon a pour fa deffenfc.le cœur,& les pen- fers.il dit donc que par nuit, Amour vient donner des ecarmouches a raifon:& qu’ils Ce côbatét lôg tas enfem ble.Mais qfon cœur, & les penfers qui lui font traitres, ouurct les portes a l’Amour, qui par ce moic , en fin de- meure veinqueur fur la Raifon.^j^d le Soleil. )Defcri- prion de la nuit. Plonge fon char. Les poetes difent,q le Soleil fe plôgeaufoirdansl’Oceâ, &en fort au matin. Dans le fein du vieillard. Dis le fein de Neptune, dans la mer . Il apelle Neptune vieillard, a c'aufe de l’ecume de la mer , qui eftfomblable a poil blac.Ou plus tôt,parce que beaucoup d’anciens, côme Thaïes le Milefien, ont dit l’eau eftre principe de toutes chofos. Pour laquelle caufe Pindare a dit, rien n’eftre meilleur que l’eau*. A ftçov fsSiù vdug. Homère femble auoir touché cette opiniô,difât,ûK|*yôyTi Owflu«.

&en vn autre lieu ÇlMocvèç 8’ oanfy ytru riç zravnori tîtvktou. E>tque la //»<*. )I1 faipt que la Nuitetcd vn bandeau, duquel elle clô t les y eus aus hommes , & les endort. De l’horifon. )En quelque lieu que nous foions au decouuert,il femble que nous votons côme vn cer- cle, qui de tous côtés arrefte & acheue nôtre veue.T els cercles font nômés en Grec Horifons.Ciceron. Orbes , qui cœlumquafi medium diuidunt , O* ajpeflum noîlrum defini un t, qui à Gracù ôg!tyv7\çnominatur:H nobii ,Finien tes refit fiimè vocari pojjunt.)?rocle en la Sfere. OçlÇuv

«fh'lCVMXsfO /tO^V^fvTr.Ti QCCnfOy jK^TD QLtyOivXç

fsifôc ? Kçtjuv. Sape y mine.)S aper & miner eftprefque toutvn. ~4l'heure,4Ïlnure.)L ocution Italienne. Par