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Verrai-je point tant de vens s’acorder,
Et calmement mon navire aborder,
Comme il souloit, au havre de sa grace ?

MVRET.

yerr ai- ie point.) Ce Sonet tend au mefme argument, que le precedent.auant a l’abfence de fa dame: mais il le diuçrlifie d’une pafsion plus grande, acorapaignéc de la comparaifon de foi a Vlylfe,de fa dame a Leuco- thée,de qui nous dirôs la fable. Edenter, bter la dent aufouci. Naïade.) Ilapelle Caflândre Naiade,lacom parant a Leucothéc , Nymfe de mer, dicte autrement Inon, fille de Cadme, laquelle par Iunon poulfée en fu feur, parce qu’elle tenoit la main aus hôneurs diuins, qu'on donnoit a Bacckus,tenant entre lès bras vn lien petit fis,qui auoit nom Melicerte,f élança de la poin- te d’une roche en la mer: & la tous deus furent, a la re» quelle de leur aieulle Venus, receus par Neptune en- tre les dieus marins, le nom de Melicerte changé en Palemon,& celui d’Inô en Lcucothce. Ouide au qua- trième des Metamorfofes. Cette déeflè , comme vne tourmente eut furpris Vlylfe.au partir del’Ille de Ca- lypfon,dans le vaüTeau.qu’il auoit lui mefme charpen té de fa main.Paparut a lui, & lui donnant vn couure* chef,l’auertit, qu’il fen couuriftl’efiomac,& couuert en la forte fe gettât dans les flots, & qu’aiantprister- îo, il le lui regettât dans la mer. Ce qu’Vlylfe prelïe des vagues fit finablcment , & par le moien du linge, vint a bort . Le conte en eft au cinquième de l'Odyf- fde. Efcorte, guide, conduite, ^t/hres iumeaus,) Les yeus . Il continue la metafore de la mer. Carehe, La panfe du nauire. Partie pour le tout. Calmement , Pai- fiblement.Mot de marine. , Jiaure, port.