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de fon honneur. Elle grandement courroucée^ en fit le raport a Iuppitenqui pour le commécement eut foup- fon ,que fa femme eut côtrouué cela, a caufe de la haine qu’elle portoit a tous ceus qu’il auoit engendres d’au- . tre que d’elle.Parquoi voulut par certaine expérience enfauoir la vérité. Si print vne nuée, de laquelle il Ce vne image moult reflemblante a lunon, & la mit en la chambre ou Ixion louloit fe retirer. Lequel penfant au yrai de cette image, que ce fut I unon, acomplit fon de- fordonné vouloir auec elle: & dit on que delà naquirct les Centaures, qui furent a demi hommes, a demi che- uaus.A cette caufe luppiter,ne le pouuant faire mourir (parce qu’il auoit mangé de l’Ambrofie) l’enuoia tout vifaus enfers, & le Ct par les mains, & par les piés ata- cher a vne roue, qui tourne perpétuellement : ou il cft cncor,criant aus hommes,qu’ils aprenent par fon ex- emple^ ne rendre pas mal pourbien,ains a rendre la pareille a ceus qui leur auront fait plaifîr.Voi Didyme tout a la Cn du vintuniéme de l’Odyflée, & Pindare en l’Ode fécondé des Pythies. !ZtTa»tale.)On raconte diuerfes chofcs deTantale.Les vnsdifent, qu’il fut ad- mis au banquet des dieus,& qu’il déroba du Neâar, Sc de l’Ambrofie,pour cn donner aus hommes qui auoict çoutume de banqueter auecques lui. Cela raconte Pin- darc aus Olympies.Lesaurres,commeEuripidc , qu’il ïeuela les fecrets des dieus aus homes. D*autres encor, comme vn des interprètes de Pindare, qu’on lui auoit donne en garde vn chien, qui étoit cômis a la garde du temple de luppirer en Candie, & en auoit efté dérobé, & que quand Iuppiter l’enuoia quérir parMercuie ,il lui dit,qu’il ne l’auoit pas.On diraufsi,que voulant fe- toier les dieus.il detrecha par pièces vn CenClsnômé Pelops,& l’aiantfait cuire leur en voulut faire meger. Aufsi grande eft la variété des ientcces, quâr a la peine qu’j loufre. Les vns difcnt,quc Iuppiter l’acabla d’vne