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M V R E T.

/* >«« d<mhr.)Il dit qu’il veut faire entendre a tout le monde les maus qu’il endure pour aimer: & apres fe châgeren tcllcforte qu’il n’aie aucun fentimét,affinde ne retourner plus vers celle qui le rorméte. De miel.) De cire. Sereine.) Les Sereines furent filles du fleuue Achelois,&d’vnedesMufes(lesvnsdifenrde Callio- pe.les autres de Terpfîchore)qui auoict le haut du cor* en faeô d’oifeaus & le bas en forme de pucelIcs:ou co- rne les autres dilent , le haut en forme de pucelles,& le bas en forme de poiflons.Elles fe renoiét en vne lie de la mer Sicilienne, qui fe nômoit l’Ile Fleurie, & chan- toienr merueilleulemct bié,tellemét qu’elles allechoict les nautôniers parla douceur de leurs chans , & les ti- roient en des deftroirs de mer , ou ils perifloient. Mai* Vlyflè,qui auoit été auerti de cela par la Nymphe Ca- lyplon,lors qu’il i voulut pa{Tcr,etoupa de cire les oreil lesderouslèscôpaignons,& le fit lier étroitement au maft de la nauire: 8c par ainfi euita le danger. Homere le raconte au douficme de l’Odyflce.ïe parlerai quel^ fois des Sereines plus amplement fur le cinquième des Odes, en l’Ode aus trois princefles Angloifes . monrio.) C’eft vne allufiô a la fable d’Aiax, lequel âpre* qu’il le fut tué, pour n’auoir peu obtenir les armes d’A- chille: delbn îàngfortit vne fleur , aus fueilles de la- quelle éroient écrites ces letres AI, qui font les pre- mières lettres de Ion nom : 8c outre ce ont fignifiance de douleuncar A I en Grec eft a dire,Helas.Voi Ouide au rrcficme de la Metainor.


Par un destin dedans mon cœur demeure,
L’œil, & la main, & le crin délié,
Qui m’ont si fort, brulé, serré, lié
Qu’ars, prins, lassé, par eus faut que je meure :

Le feu, la serre, & le ret à toute heure,