Page:Ronsard - Les Amours, 1553.djvu/312

Cette page n’a pas encore été corrigée


Le foudart par le fer trench tnt: Cetui d'une langueur fe mine ,

Et l'autre d'vn foin nompareil.

Et cetui la par la famine Pert la lumière du fôleil « 

Bref on ne voit chofaui vint ,

• j Qui viue franche de douleur.

Mais fur tout, la race chctiue Des hommes foifonne en malheur. Malheur des hommes efi la pro.e, Aufîi Phebus ne vouloit pas Pour eus a bon droit deuant Troie ie mettre au danger des combat.

Ah, que maudite foit l'Anejft guidas! pour fa foif etancher Au frpent donna la teunejfe gue garder on deuoit tant cher. JeuneJJè,<jue le populaire De luppiterauoit receu Pour hier de n'auoir feu taire Le fecret larrecin du feu.

Des ceiourlafut cnledie Par lui la fantc des humains ,

De vteilleffc cr de maladie.

Des hommes bourreans inhumains: Et des ce iour il fit entendre Le bruit de fn foudre nouueau ,

Et depuis n'a cefc d'e pendre Les dons de fon maman tonneau.

r.iif.