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DE P. D E RO NSARO*

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Potfr viure ailleurs en repos éternel.

Cx,aue l'embr.tffe vnefi chere bande:

Or fut amis, puis cjue le vent commande De demarerfvs, d' vn bras vigou^eua Famon la nef dans les chams bienheureus, sAu port heurcM des lies bienhe urées.

Que l Océan de Je s eaus ajfeurées ,

Loin de l'Europe , Cr loin de Je s combat.

Pour nous, pour nous emmure de fes bras.

la, nom viurons fans trauail,o M fans peine, La, la, touiours, touiours la terre ejl pleine De tout bonheur, cr la toujours les cieus Se montreront fidelles a nos y eus:

La, fins naurcr, comme ici, notre aïeule Du fie aigu, prodigue, toute feule Fait herijfer en loieufes forets Parmi les chams, les prefens de Cerés.

L'a fans tailler la nourrifiere plante Du bon Denys,d'vne grimpeure lente * »

S'entortiUan tfait noircir fis raijins De fin bon gré, fur les ormes voijins.

La, fans mentir, les arbres fiiaunijfent D'autant de fruits tjue leurs boutons fLeurlJfent:

Et fans faillir par la bonté' du ciel.

Des che fies creusfe difhle le miel.

Parles ruijfeaus touiours le lait ondoie.

Et fisr les hors touiours l'herbe verdoie,

S -ns cjuon la fauche, £r touiours diaprés De mile ficursjc peinturent les prés