Page:Ronsard - Les Amours, 1553.djvu/280

Cette page n’a pas encore été corrigée


MURET

L'or mf‍idmf‍la f‍if‍liô de ce Sont: cf! prinfe de Bem'J bo,au Sont: , qui (e commence. D4 qun’ bu“ crin. l1 di: que fa dame auoit vn iour dclîé l'es çhcueux : 84 que (“on cœur,vola d:dans,comme vn ojfeauf‍i bien qu’a la f‍in i1 i fur cmpcf‍lré. S'ef‍làreMo: de f‍iucmf‍ie.

L'Homme est vraiment, ou de plomb, ou de bois,
S'il ne tressaut de creinte & de merveille,
Quand face à face il voit ma nompareille,
Ou quand il oit les acors de sa vois.

Ou quand, pensive, au[s] jours des plus beaus mois
La voit à part (comme un qui se conseille)
Tracer les prés, & d'une main vermeille
Trier de ranc les fleurettes de chois :

Ou quand l'Esté, lors que le chaut s'avale,
Au soir, à l'huis, il la voit, qu'elle égale
La soie à l'or d'un pouce ingenieus :

Puis de ses dois qui les roses effacent
Toucher son luc, & d'un tour de ses yeus
Piller les cœurs de mile hommes qui passent.

M V R E T. L’hommtef‍l'vmimmhf‍ll cit nf‍lës ailé de foi.

Avec les fleurs & les boutons éclos
Le beau printans fait printaner ma peine,
Dans chaque nerf, & dedans chaque veine
Soufflant un feu qui m'ard jusques à l'os.