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ÏAN ANTOINE DE BAIF

Q Fand de us vnis fuiuent vnt entreprifè ',

Moindre eft l'ennui le courte plus grand: Et touiours miens le profit apurant D’vn fait empris t lvn deuant l’autre auifie.

Mats quand vn feul(Jans qu'vn autre autorije De fon confeil l'œuure qu'il entreprend)

Prend vn auis, l'œuure çr la fin qu'il prend, v/f chef par lut bien plus tard Je voit mifi .

Ceci di/oit, celle nuit qu' épiant Le camp vainqueur duTroien endormi Tjdide Grec s'acompagna d'y lyjfe.

sSf infi,%pnfard,de Muret t'alliant,

Faujfe le Camp du Vulgaire ennemi,

Quoiqu'vne nuit ton chemin oh fcurfijfe. )

ES TI EN E IODEtLE.

S Fr le Patron de tous les dieu s enfemblt N ature auoit ton effritfacanc.

Et d'un tel cors l'auoitcnuirone Que rien en toi de mortel ne nous femble .

De chacun d'eus les puiffances elle emlU Qjfa toi, fin feul miracle, elle a donc.

Tant que le ciel refiant tout etone Contre ces dons laloufement fi affemlle.

Qui contre toi va l'enuie enfumant.

Qui contre toi va l'Ignorance armant,

Mais de ces deus ont peu valu les fore es: L’amour en fin fi opofant a ton cueur Pour tous les dieus fi et oit rendu vaiqueur , Quand L'^fmourmcfinc entes amours tu for ces,