Page:Ronsard - Les Amours, 1553.djvu/222

Cette page n’a pas encore été corrigée


Du sang infait de ces gros lezars vers
Soit ta poitrine & ta gorge souillée,
Et d’une oeillade obliquement rouillée,
Tant que voudras, guigne moi de travers.

Toujours au ciel je leverai la teste,
Et d’un écrit qui bruit comme tempeste,
Je foudroirai de tes Monstres l’effort:

Autant de fois que tu seras leur guide
Pour m’assaillir dans le seur de mon fort,
Autant de fois me sentiras Alcide.

M V R E T.

Defoin: mordnnr.)Ce Soner a ef‍ié fait contre quel qnes petits fecretaires,muguen,& mignons de court; lefquels mans le cerueau trop faible pour entendre les écris de l‘auteur, 8c voians bien que ce n'était pas leur

ibier,ala coutume des ignorant ,faignoicn: repren-

re,& méprifer ce qu’i lrn‘entehdoient pas. Le Poète donc l‘adref‍làn: avn,qui éroir leur principal capitaine (auquel il ne veut faire ce: honneur que de le nômer) lui dit, qu'il dégorgç le venin de fou enuie ,tan: qu'il voudra, 64 que , auec tout les lien: il (‘ef‍i'orce de tout fon pouuoir a lui nuirezcar il l'e (en: f‍irf‍lïantæourfou— droier tons leurs efors , patln vehef‍iren ce de l'es écris;

.ællnïh.)Hercule vainqueur des monf‍lres,a cette eau fe nommé parles Grecs influe”, c‘efi a dire,clnf‍l'e- mal.llfurnommé Alcide,ou a caufe de fou


De cette douce & fielleuse pasture,
Dont le surnom s'apelle trop aimer,
Qui m'est & sucre, & riagas amer,
Sans me souler je pren ma nourriture.