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Le mal est grand, le remede est si bref
A ma douleur qui jamais ne s’alente,
Que bas ne haut, des le bout de la plante,
Je n’ai santé, jusqu’au sommet du chef.

L’oeil qui tenoit de mes pensers la clef,
En lieu de m’estre une estoile drillante
Parmi les flots de l’amour violante,
Contre un orgueil a fait rompre ma nef.

Un soin meurtrier soit que je veille ou songe,
Tigre affamé,le coeur me mange & ronge,
Suçant tousjours le plus dous de mon sang :

Et le penser qui me presse & represse,
Et qui jamais en repos ne me laisse,
Comme un mâtin, me mord toujours au flanc.

MVRET. ‘ Le malejigrznd.” raconte 1.1 mifcrc , 84 le defeltÿoîrl ou Amour l'a reduic. Val mi”: driüann.)Eüince li ( M4 Mf.)Mon efperaucc.


Amour, si plus ma fievre se renforce,
Si plus ton arc tire pour me blesser,
Avant mes jours, j'ai grand'peur de laisser
Le verd fardeau de ceste jeune escorce.

Jà de mon coeur je sen moindre la force
Se transmuer pour sa mort avancer,
Devant le feu de mon ardant penser,
Non en bois verd, mais en poudre d'amorce.