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Sous le crystal d’une argenteuse rive,
Au mois d’Avril, une perle je vi,
Dont la clarté m’a tellement ravi,
Qu’en mes discours autre penser n’arrive.

Sa rondeur fut d’une blancheur naïve,
Et ses raïons treluisoient a l’envi:
Son lustre encor ne m’a point assouvi,
Ni ne fera, non, non, tant que je vive.

Cent et cent fois pour la pescher à bas,
Tout recoursé, je devalle le bras,
Et ja desja content je la tenoïe;

Sans un archer , qui du bout de son arc
A front panché me plongeant sous le lac,
Frauda mes dois d’une si douce proïe.

M V R E T. ' ' “I . Sous le eryjhl. )Par vnc nouuelle alle crie , il décou- ure le commêccmenpdc l'on amoundl, m, qu‘au moi: d'Aunl . au bord d‘vne fontaine (,ainf‍i decuuumm le licu,& 1c tans,auquel il fut fur ris)1l yit vne perle bel- le a memcnlles . Parcenc per cil enggndf‍i dame . Dit dunc,que raui par la beäuté de cette perle, Il s‘efforçait a la prendrc,& def‍ia par opiuiô la tenoir,quâd Amour ne voulant pas,qu‘i1eutf‍i bon marchë de tanrpredeù- fe Inarchandil’e,d’vn coup de trait le f‍it chcolr dans m lac,tcllementquc l'aproie lui échapa des maint. Vne

prel'quc Pareille f‍iâion ef‍l en Pcuarque au cnmsot ne: de la premier: Partie. t . 4 e . -

Soit que son or se crespe lentement
Ou soit qu'il vague en deus glissantes ondes,
Qui çà qui là par le sein vagabondes,
Et sur le col, nagent folatrement :