Page:Ronsard - Les Amours, 1553.djvu/124

Cette page n’a pas encore été corrigée


Et si Pâris, qui vit la valée
La grand'beauté dont son cœur fut espris,
Et sans honneur Venus s'en fût allée.

Mais s'il avient, ou par le vueil des Cieus,
Ou par le trait qui sort de tes beaus yeus,
Qu'en publiant ma prise & ta conqueste,

Oultre la Tane on m'entende crier,
Iö, iö, quel myrte ou quel laurier
Sera bastant pour enlasser ma teste ?

M-V R E T. g

si l'miuin.) Il_dir, que f‍i Homere eu; vcu (a Jaune; il n‘eut iamal‘s ecrit d‘autre chofe que; d'clle. Si Paki: l'eut veue,illui cul: adiu é la pomme dîçr,pluf‍lôt qu’à Venus:Er que hlpcut c amer fes beautés ,cornmei! l’a entrepris," obtiendra vne gloire incomparable.

Lulu: 6n:,Achille, i4: TangFleuuo de Scythieqnî diuife 1‘ Af‍ie d'aucques l'Europe. 13,Iä.Cc mot en hg tin 3: en Grec ef‍l f‍igue d‘alegreîl'e.‘ agatf‍iuf‍iiûnt. Mu: ltahcn. z: Y '


Pour celebrer des astres devestus,
L'heur ecoulé dans celle qui me lime,
Et pour loüer son esprit, qui n'estime
Que le divin des divines vertus:

Et les regars, ainstrais d'Amour pointus,
Que son bel œil au fond du cœur m'imprime,
Il me faudroit, non l'ardeur de ma rime,
Mais la fureur du Masconnois Pontus.

Il me faudroit cette chanson divine,
Qui transforma sus la rive Angevine
L'olive palle en un teint plus naif,