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L'onde & le feu, ce sont de la machine
Les deus seigneurs que je sen pleinement,
Seigneurs divins, & qui divinement
Ce fais divin ont chargé sus l'échine.

Bref toute chose, ou terrestre, ou divine
Doit son principe à ces deus seulement,
Tous deus en moi vivent egallement,
En eus je vi, rien qu'eus je n'imagine.

Aussi de moi il ne sort rien que d'eus,
Et tour à tour en moi naissent tous deus :
Car quand mes yeus de trop pleurer j'apaise,

Rasserénant les flots de mes douleurs,
Lors de mon cœur s'exhale une fournaise,
Puis tout soudain recommancent mes pleurs.

M V R E T.

L‘ondr, a hf‍in.) Nulle chofc ne peut ef‍ire engeh; 4:6: fana chaleur,& f‍ins humeur: parquoil'auteur dit le feu 6: l'eauef‍lre princi es de toutes chofesuk aioû, te,qu‘il les (eût perpctucl cmcnt en foi,aianttoqiours I‘cau‘ aus yeus,& le feu dañs le èœur, 'ami': à lef‍iu. Mnf‍i Ouide‘ àu premier des Mètanio'rfofes,

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Si l'écrivain de la mutine armée
Eût veu tes yeus, qui serf me tiennent pris,
Les fais de Mars il n'eût jamais empris,
Et le Duc Grec fût mort sans renommée.