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314 HISTOIRE,


probablement compromis l’agent secret qui signe ~h’maH~ dénonçait Barras comme un traître et s’attendait à être lui-même massacré, Rossignol devant être mis au courant par le Directeur. La police songea d’abord à mettre la main sur les conjurés qui tinrent des réunions chez le conventionnel Ricord, le n, et chez Drouet, les 17 et 18 floréal. Mais on n’arrêta, le 18, que le patron du c~/e des Bains c/Mnots, rendez-vous des Babouvistes, et cette arrestation, d’après les agents, produisit « un effet extraordinaire parmi les habitués de ce repaire infernal~ ». Le général Rossignol et Germain ne se cachaient nullement ; ils dînèrent le 19 au Jardin national (Champs-Elysées) avec dix personnes. Quant au général Fion, autre conjuré, les agents qui le filaient le virent entrer avec un autre au palais du Directoire. Allait-il chez Barras ? Quoi qu’il en soit, la force armée se présenta le 19 au soir chez Drouet, mais il semble résulter des documents de police que les conjurés purent s’échapper à temps, car on n’arrêta personne. Un billet de Carnot au ministre de la police 2, en date du 19 floréal, paraît indiquer que les Babouvistes avaient essayé, le 18, un coup contre les directeurs

floréal an IV. 

Le coup qui nous a manqués hier soir, citoyen ministre, peut’avoir aujourd’hui un plus grand succès. Tous les conjurés doivent se réunir dans une même maison, qui nous est connue. Faites tenir prêts, et le plus promptement 1. Rapport anonyme du 18 floréal an IV, 9 heures du soir. Archives nat.,F~,427C.

. Archives nat., F’ 4276.