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CONTREMARQUES
SUR DES
TESSÈRES ROMAINES
DE BRONZE ET DE PLOMB.
LES SPINTRIENNES.

Depuis longtemps les contremarques poinçonnées en relief sur les monnaies antiques, et plus particulièrement sur les romaines de la République et de l’Empire, ont attiré l’attention des numismatistes, parmi lesquels je me borne à citer Vaillant, Jobert, Mahudel au siècle dernier, F. de Saulcy, Arthur Engel, Max Bahrfeldt de nos jours.

Quant aux contremarques sur les tessères monétiformes, c’est à peine si quelques rares spécimens ont été signalés incidemment çà et là, sans que cette divulgation disséminée ait autrement éveillé la curiosité des savants. Je me propose de les remettre en lumière ensemble en y ajoutant ceux que j’ai rencontrés de mon côté. La plupart de ceux de plomb ont été publiés par Ficoroni[1] et par Garrucci[2] ;

  1. Francesco de Ficoroni, I piombi antichi, 1740. La collection de plombs formée par Ficoroni a été léguée par lui au Collège Romain et plus tard transportée à la Bibliothèque Vaticane par le cardinal Zelada.
  2. Raffaele Garrucci, I piombi antichi raccolti dall’ Em. Pr. il Card. Ludovico Altieri, 1847. — Piombi scritti, dans ses Dissertazioni archeologiche di vario argomento, II, 1865, p. 73-149. La collection de plombs formée par le cardinal Altieri est entrée par legs en 1870 à la bibliothèque Alexandrine de l’Université de Rome ; en 1874 elle passa