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« En réponse à ce paragraphe de leur requête du 10 juin, portant

« qu’ils se sentaient blessés par les procédés
du gouvernement à leur égard »

« Il leur fut dit qu’ils avaient toujours été traités par le gouvernement avec la plus grande douceur et tendresse, qu’ils avaient joui de plus de privilèges que les sujets britanniques, et qu’on leur avait concédé le libre exercice de leur religion ; qu’ils avaient été mis à même en tout temps de consulter leurs prêtres, que leur commerce et leurs pêcheries avaient été protégés, et que, pendant bien des années, on leur avait permis de posséder leurs terres, (lesquelles étaient parmi les plus belles de la Province,) encore qu’ils ne se fussent pas soumis aux conditions qui régissaient les concessions de terres en prêtant serment d’allégeance à la couronne.

« Il leur fut ensuite demandé s’ils pouvaient produire un seul cas de refus d’un privilège quelconque, ou s’ils pouvaient citer un seul exemple de dur traitement infligé par le gouvernement.

« Ils reconnurent que le gouvernement les avait traités avec justice et avec douceur.

« Au sujet du paragraphe dans lequel

« Ils expriment le désir que l’on considère leur conduite passée »

« Observation leur fut faite que leur conduite passée avait été considérée, et que le gouvernement avait le chagrin d’avoir à leur dire que cette conduite avait été à l’encontre de leurs devoirs, et de la gratitude que les procédés dont on avait usé envers eux était de nature à susciter ; qu’ils n’avaient aucuns sentiments de loyauté envers la couronne, ni de respect à l’égard des représentants de Sa Majesté dans