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toutes ses anecdotes sur Le Loutre, et la partie la plus intéressante des deux chapitres qu’il consacre aux choses acadiennes eût été manquée. Or, il devinait que tout cela serait

    chon’s inconsistencies and character, with the title : « Casual hints from the Letters of Pichon indicating the state of his traiterous correspondence (with the British officers at Fort Lawrence in the years 1754 and 1755. — Copied from his Papers in the Secreys office in N. S.) Pièce LXXXX des Docum. Inéd. — (Dans ces extraits de Pichon, impitoyablement commentés par Brown, le traître demande à Scott, à deux reprises, d’être envoyé à Philadelphie. Il n’y alla pas cependant, quoi qu’en dise Richard dans le texte.)

    Enfin, la dernière citation que renferme cette note est malheureusement fautive. L’auteur d’Acadie, pour n’y avoir pas regardé d’assez près, est tombé dans une grosse erreur. Il dit, en effet : Boscawen, writing to Pitt after the taking of Louisbourg in 1758, said : « I received this statement with but a moderate account of belief in its accuracy, as Pichon was not there himself… » Or, ce texte n’est pas de Boscawen, mais de Murdoch. En voici la preuve, dans B. Murdoch’s Hist. of N. S. vol. 2, ch. XXIII, p. 343 : «  Boscawen writes from Gabarus bay, 28 July (1748), to Mr Pitt, giving the account of the capture of the Bienfaisant and destruction of the Prudent by the boats of the Squadron, adding : « I have only further to assure His Majesty that all his troops, and officers, both sea and land, have supported the fatigue of this siège with great firmness and alacrity. » — Et c’est tout pour la lettre de Boscawen à Pitt. Murdoch continue son récit : « It is stated by Pichon, that the evening before the English took possession of the town, the French soldiers were suffered to plunder the magazines, and that the priests spent the whole night in marrying all the girls of that place to the first that would have them, for fear they should fall into the hands of the heretics. I receive this statement with but a moderate amount of belief in its accuracy, as Pichon was not there himself, and being soured with his own nation, and an open scoffer at the Priesthood, without impugning his veracity, I may believe he was prone to believe any canards he heard that tented to disparage French authorities or religions men. It ressembles too closely the harsh charges of pillage at Beauséjour, for which we have only his assertion. » — C’est donc par distraction que Richard a prêté à Boscawen un jugement sur Pichon qui est évdemment de Murdoch. Mais le jugement reste, et il est peu flatteur pour ce traître. Et c’est cela qui importait surtout.

    Pichon (Pièce LXXXVIII) des Docum. Inédits, donne de bien pauvres raisons pour excuser sa trahison : « Trompé grossièrement par l’homme que j’avais accompagné à l’Isle Royale, (le comte de Raymond) dont la cour de France avait fait gouverneur (sic) et qui me doit le plus, je projetai dès lors, etc., etc. » « Après le départ du comte de Raymond qui avait affecté d’ignorer ce qu’une généreuse équité exigeait de lui… » (CF. Tome II, p. 127.)