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Nous laisserons Parkman raconter à sa manière les circonstances de la mort de Howe :

« Parmi les officiers anglais se trouvait le capitaine Edward Howe, homme aimable et intelligent, qui parlait couramment le français et qui demeurait depuis longtemps dans la Province. Le Loutre le détestait ; il redoutait l’influence qu’il pourrait exercer sur les Acadiens, plusieurs d’entre eux le connaissant et l’aimant. Un matin, vers huit heures, les soldats du fort Lawrence virent ce qui leur parût être un officier de Beauséjour, portant un drapeau, et s’avançant à travers les hautes herbes qui s’étendaient au delà de la Missagouetche. À marée basse, cette rivière n’était qu’une coulée de boue rougeâtre épandue en travers du marais, tandis qu’un filet de limon descendait pa-

    Hughes, chef de police à Montréal, Odilon Doucet, du ministère des Postes à Ottawa, Antonio Prince, M. P. P., Auguste Richard, vice-consul français à Winnipeg, — (suit une ligne biffée et qui portait ceci : les chanoines Jean et Joël Prince, Achille et Louis Blondin, Régistrateurs, etc., etc. »

    Voici comment, par la branche maternelle, nous serions les descendants d’Edward Howe : notre grand’mère Julie-Madeleine Doucet (1797-1866), qui avait épousé le 15 oct. 1815, Joseph le Prince, fils de Jean le Prince et de Rosalie Bourg, était fille de Jean Doucet, né à Tintamarre, (aujourd’hui Sackville, N.-B.) en 1751, marié aux Trois-Rivières, le 2 février 1778, à Marie-Anne Madeleine Mirault, née à Port-Royal en 1755, fille de François Mirault et de Marguerite Robichaud. Or, ce Jean Doucet, père de notre grand’mère, « par un malheur et un crime dont Marguerite Préjean, sa mère, ne peut être tenue responsable, était le fils du colonel Howe. » (Cf. Bulletin des Recherches Historiques, vol. 13, janvier 1907, article sur l’abbé André Doucet, curé de Québec, par Mgr Henri Têtu.) Dans une lettre du 18 avril 1896, Édouard Richard écrivait : « Ma grand’mère le Prince, Julie Doucet, était certainement la petite-fille d’Edward Howe… Il n’y a pas le plus léger doute sur ce fait. Il est de tradition également dans les autres branches de la famille. » {Id. Ibid. p. 4-5.)

    Le chanoine Jean-Joël le Prince, est né en août 1816, mort le 30 octobre 1893 au Séminaire de St-Hyacinthe.

    Le chanoine Jean le Prince, né en 1827, mort curé de St-Maurice le 6 janvier 1898.