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Page:Revue pour les français, T1, 1906.djvu/497

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NOTRE PROCHAIN NUMÉRO



La visite récente du Président de la République à Marseille a heureusement appelé l’attention du public français sur l’Exposition nationale coloniale qui se tient dans cette ville depuis quatre mois. La plupart des journaux parisiens en avaient simplement annoncé l’ouverture laissant leurs lecteurs dans une ignorance complète de cette splendide et féconde manifestation. Quelles que soient les raisons de leur abstention, celle-ci fut regrettable à tous points de vue et, avouons-le, presque ridicule. Nous nous permettons de le constater.

L’exposition de Marseille a offert à ses visiteurs une inoubliable leçon de choses. Elle a permis de mesurer l’effort colossal accompli depuis trente ans par la France hors de France. Elle a montré et prouvé la vitalité et le génie de notre race.

Nous avons jugé opportun non pas de vous la décrire ou de guider vos pas à travers ses palais aux architectures originales mais de tracer pour vous à cette occasion un Tableau d’ensemble de l’Empire colonial Français. M. Gaston Bordat qui s’est rendu à Marseille pour visiter en détail l’Exposition et participer au congrès colonial s’est chargé de cette étude à laquelle sera consacré le prochain numéro de la Revue pour les Français.


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CE QUI SE PASSE DANS LE MONDE



Une fois de plus les Allemands n’ont pas compris leur empereur. Ils ont bougonné fortement au sujet des paroles prononcées à Breslau par Guillaume ii. Que les pessimistes, avait dit en substance l’impérial orateur, aillent se chercher une autre patrie ; ils sont de trop dans la nôtre. C’était une boutade mais ces boutades du kaiser souvent intempestives ont presque toujours une valeur intrinsèque. Le pessimisme est un détestable spécifique. La civilisation moderne s’en sert comme d’un opium ; elle s’y est accoutumée et ne peut plus s’en passer. Cela lui procure de har-