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Page:Revue pour les français, T1, 1906.djvu/196

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REVUE POUR LES FRANÇAIS

tent des employés compétents est chargé de signaler les occasions qui s’offrent à l’introduction des produits allemands en Chine. L’information ainsi recueillie est promptement portée par l’entremise gouvernementale à la connaissance des manufacturiers et des négociants de la métropole. Non seulement l’intéressé est avisé de la nature des articles demandés mais on lui fait connaître les prix courants, la qualité en usage, la nature de l’emballage désirable… en un mot tous les points lui permettant d’exporter l’objet manufacturé dans les conditions les plus propres à satisfaire à la fois son intérêt personnel et les désirs du consommateur indigène.

Un coin du budget américain.

Les États de la vieille Europe n’ont pas le monopole des irrégularités budgétaires. Lorsque le chapitre des pensions fut discuté dernièrement par la Chambre des représentants des États-Unis, le rapporteur fit connaître qu’il existait encore six pensionnés de la guerre de l’Indépendance ; or cette guerre a pris fin il y a environ cent vingt-cinq ans. Le gouvernement américain sert en outre des pensions à 8.000 veuves de combattants qui auraient trouvé la mort dans la guerre de 1812 contre l’Angleterre. Sur les dix milliards que la guerre de Sécession a coûtés, dit-on, plus de la moitié est absorbée par le paiement des pensions. Mais voici mieux. À la suite de la guerre contre l’Espagne, il va y avoir un nombre de pensionnés supérieur à l’effectif de l’armée de Shafter. Les pertes américaines dans cette guerre s’évaluent à 16.000 hommes. Or près de soixante-dix mille demandes de pensions ont été enregistrées et il est très rare que le bureau compétent rejette une instance de ce genre. Doux pays !


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