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Page:Revue philosophique de la France et de l’étranger, IV.djvu/555

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Dans la seconde partie les inconvénients des constructions exclusivement logiques sont parfaitement analysés : usage de principes ne tirant pas leur origine des objets auxquels on les applique, absence de critérium de l’exactitude d’une connaissance en dehors des procédés ordinaires de recherche, etc., etc. L’auteur conclut à l’application rigoureuse des méthodes scientifiques, à la nécessité d’un système naturel, r Ce qui s’appelle système naturel, chaque plante, par exemple, peut nous l’apprendre ; nous prétendons dire d’une façon satisfaisante, scientifiquement parlant, ce qu’est un chêne et il serait certes moins utile de faire un système artificiel de ses qualités sous la forme d’une définition logique. »

En traçant un programme à la philosophie de la nature, l’auteur obéit à l’inspiration qui l’a guidé dans sa traduction du livre de M. Spencer sur l’Éducation, dans son Histoire de la philosophie de la Renaissance, dans son ouvrage sur Kant et Darwin. Si les lacunes présentes de nos connaissances spéciales rendaient possible la réalisation prochaine de ce programme, si surtout la multiplicité croissante des détails était conciliable avec d’aussi vastes généralisations, M. Schultze ne manquerait pas de faire oublier la distance qui sépare toujours le précepte de l’exemple.

C. H.

D r A. Mûhry : Ueber die exacte natur-philosophie. Gôttingen, 1877, Broché, in-18°, 86 pages.

L’auteur trouve « la philosophie naturelle exacte > dans une conciliation de la métaphysique idéaliste avec la science rigoureuse.

D’après lui, l’idéalisme offre un double avantage : il satisfait l’esprit, en éliminant les questions d’origine et de fin, comme contradictoires à ses principes, et il donne aux connaissances positives la place qu’elles méritent, en considérant toutes les sciences comme des chapitres séparés de la science de Pesprit.

Ce n’est pas que la conception de M. Muhry identifie le sujet avec la nature dans le sens étroit des physiciens; t elle embrasse les représentations de l’esprit dans l’univers sans imposer aux sciences philosophiques une forme exclusivement mécanique ou physico-mathématique. > Sa méthode est l’induction. Aussi la finalité n’est-elle pour lui que <c la proportionnalité qualitative ou quantitative qui lie à un tout une partie réelle, renfermant en soi la preuve que les concepts logiques sont efficaces. »

Telles sont les idées principales de cet opuscule qui est plutôt un manifeste et un programme qu’un mémoire original, dont les principes soient rigoureusement établis et les conséquences logiquement prouvées. Ainsi, est-il rigoureux de voir avec l’auteur « dans l’absence d’une